27 août 2010

Remember... New York Knicks 99

Avec la fin des signatures des principaux free agents et la reprise des différents championnats de foot européens, je n’avais pas eu l’occasion de reparler de NBA. L’actualité du basket se limite, si on peut dire ainsi, au Championnat du Monde en Turquie qui va débuter, je n’ai pas pu beaucoup écrire sur la question basket. Pas que je sois d’accord avec l’idée générale que cette compétition soit au rabais à cause de l’absence de nombreuses stars (quoi que… ca me fait penser que je pourrais écrire un petit topo sur l’EDF), mais mes connaissances ne sont pas suffisantes pour pouvoir en parler avec une vraie crédibilité.

Ce post ouvre en quelque sorte une nouvelle rubrique dans le blog, ’’Remember…’’, qui évoquera mes souvenirs sportifs. Des joueurs et leur carrière, des matchs, des rivalités, des saisons ou des compétitions qui m’ont marqué. J’ai longtemps hésité quant au premier sujet que je développerais dans cette rubrique, et finalement ce sont deux articles parus sur le site de BasketSession

Article Sprewell

Article Larry Johnson

 au sujet de Latrell Spreewell et Larry Johnson qui m’ont décidé à opter pour la saison 99 des New York Knicks.

 

Le Contexte en NBA :

Cette année là, la saison régulière n’avait duré que 50 matchs (au lieu de 82) à cause du lock-out qui avait bloqué la ligue en début de saison (pour faire un résumé rapide, les joueurs avaient fait grève lors de la renégociation des accords salariaux avec les patrons des équipes). Une saison tronquée alors. Et la première saison post-Jordan (enfin, après sa deuxième (!) retraite, celle qui clôture sa carrière chez les Bulls mais qui sera suivie d’un retour chez les Wizards). L’Empire NBA cherche donc une nouvelle icône, un nouveau maître pour régner. L’équipe de Chicago a volé en éclats. Le contrat de Phil Jackson arrivait à échéance, Pippen réclamait son transfert et fut envoyé à Houston, Rodman signait aux Lakers… seuls Toni Kukoc et Ron Harper restaient. Bon OK, Bill Wennington, Randy Brown et Dickey Simpkins aussi, mais je parlais de basketteurs… A l’Est, New York, Indiana et Miami sont les équipes les plus attendue, alors qu’à l’Ouest se présentent comme favoris les Jazz (doubles finalistes malheureux), San Antonio (avec ses « Twin Towers » Duncan Robinson) ainsi que Houston (malgré un effectif vieillissant) et Los Angeles. C’est à cette époque que la Conférence Ouest a pris vraiment le dessus sur la Conférence Est à mon avis.

 

Le contexte au sein des Knicks:

Au début des années 90, les Knicks étaient devenus de sérieux rivaux des Bulls. Leurs différents face-à-face en Playoffs étaient très engagés. L’effectif était alors composé des Pat Ewing, Charles Oakley (ancien Bulls et grand ami de Jordan), John Starks… mais New York ne parvenait pas à battre Chicago, porté par un duo Jordan Pippen au sommet. Ils atteindront les Finals contre les Houston Rockets en 94, après un parcours tumultueux en playoffs, avec des qualifications en 7 matchs contre les Bulls (la faute sifflée sur Pippen lors du Game 5 reste encore sujet à discussion) et les Pacers en finale de Conférence (sur une claquette de Pat Ewing). Ils chuteront contre Houston là encore en 7 matchs très disputés.

Match contre Chicago

Autre match contre Chicago

En 95 les Knicks, 2ème de la Conférence Est,  rencontrent de nouveau les Pacers mais au deuxième tour des playoffs. Cette série, remportée par Indiana, est marquée par deux faits ; tout  d’abord les 8 points lors des 16 dernières secondes du match par Reggie Miller, qui donne la victoire aux joueurs d’Indianapolis alors qu’ils perdaient de 6 points sous les yeux médusés de Spike Lee et de l’ensemble du Madison Square Garden. Puis l’échec de Pat Ewing sur un lay up pouvant faire revenir les Knicks à égalité avec les Pacers en fin du Game 7.  Cette défaite sonnera le glas de la période Pat Riley en tant que coach des Knicks, qui partira en catimini au Heat de Miami (déjà eux…), ce qui donnera lieu dans les saisons suivantes à des matchs très engagés entre les deux fra nchises.

Fight entre Zo Mourning et Larry Johnson

Don Nelson prend alors la tête de la franchise new-yorkaise pour 59 matchs seulement. Ses conflits avec certains joueurs feront qu’il sera remplacé avant le terme de la saison régulière par Jeff Van Gundy (aka le pin’s ©Michael Jordan), qui était assistant coach de longue date des Knicks. Ils devront, comme toutes les autres équipes, s’incliner face aux futurs champions, les Bulls (une fois de plus…).

A l’intersaison, les Knicks signent Allan Houston en tant que free agent (avec un salaire de franchise player alors qu’il n’en a jamais eu le statut) et échangent Anthony Mason – pourtant le joueur qui a passé le plus de minutes sur le parquet l’année précédente – contre Larry Johnson, ancien numéro 1 de la draft et rookie if the year. New York réussit une très bonne saison régulière (57 victoires) en battent les Hornets, l’ancienne équipe de Johnson, au premier tour des playoffs avant de rencontrer le Heat de Miami. La vidéo précédente montre l’amabilité des débats entre les deux équipes. Le retour de Pat « the rat » Riley est chaud bouillant. Alors que NY menait 3 victoires à 1, une bagarre dans le 5ème match (cf vidéo) et une règle moisie de la NBA (un joueur qui se lève du banc lors d’une bagarre est automatiquement suspendu 1 match) réduiront à néant les espoirs de Big Apple…

Au début de la saison suivante, Pat Ewing se blesse au poignet et la côte des Knicks baisse. Ils se qualifieront en playoffs tout de même (43 victoires) en terminant 7ème de la conférence, gagnant le droit de rencontrer au premier tour… Miami Heat ! Contre toute attente, et malgré l’absence d’Ewing, New York se qualifie mais perd au tour suivant face aux Pacers d’Indiana, malgré le retour de leur pivot.

99, The Amazing One:

L’intersaison marque un tournant dans l’histoire de la franchise. Deux joueurs emblématiques des dernières années quittent le club, l’arrière John Starks et l’ailier fort Charles Oakley échangés contre Latrell Sprewell et Marcus Camby. Une grosse perte au niveau de l’expérience, et de prime abord de l’envie.

Revenons un peu sur ces nouveaux joueurs. Sprewell sort de 68 matchs de suspension pour avoir tenté d’étrangler son coach (P.J Carlesimo, un personnage quelque peu raciste…) la saison précédente. C’est un arrière explosif, comme vous pouvez le voir sur ces vidéos

Présentation Sprewell

mais aussi un meilleur défenseur que Starks. Camby quant à lui est un intérieur prometteur, excellent défenseur mais sujet aux blessures. Il joue encore actuellement à Portland.

Nous avons vu que cette saison sera tronquée. 50 matchs. A 8 matchs de la fin, NY n’a pas son billet pour les playoffs. Mais cette équipe a du cœur et remporte 6 matchs et arrachent leur billet pour rencontrer cette fois encore Miami au premier tour. De manière surprenante, la série va jusqu’au bout et les Knicks réalisent l’upset de se qualifier au terme du 5ème match et un panier d’Allan Houston à 0,8 secondes de la fin. C’est seulement la 2ème fois de l’histoire que le 8ème de conférence sort le 1er .

Shoot gagnant de Houston

En demi finale de conférence, les Knicks se baladent et sortent les Hawks d’Atlanta en 4 matchs secs. Place alors aux choses sérieuses qui feront passer cette équipe dans la légende face aux Pacers. Malheureusement pour eux, Ewing se blesse gravement lors du 2ème match (rupture partielle du tendon d’achille). On annonce alors l’enfer à cette équipe de NY. Mais c’est sans compter sur les ressources morales des joueurs. Ils remportent le game 3 grâce à une action à 4 points de Larry Johnson à la fin du match. Exceptionnel. Le Madison Square Garden résonne encore de l’euphorie qui a suivi le panier à 3 points accompagné de la faute.

L'explosion du Garden...action à 4 points de Big Mama Johnson

Lors du Game 4, Larry Johnson doit quitter ses coéquipiers pendant plus d’un quart temps. NY perdra ce match mais montrera encore sa volonté et posant d’énormes soucis à Indiana. Ils se qualifieront finalement en 6 matchs.

En finale, ils perdront 4-1 contre les Spurs du duo Duncan Robinson. Mais ils resteront pour toujours dans la légende…

Pour un fan des Bulls comme moi, cela peut paraître bizarre de vibrer pour NY. Mais cette équipe avait ce supplément d’âme, ces ressources mentales et ce cœur qui font qu’il est difficile de rester insensible. J’ai encore des frissons en repensant aux matchs face aux Pacers que j’ai eu la chance de voir sur Canal+.

 

 

 

Posté par Daz Corrida à 22:57 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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