16 avril 2011

L’origine d’un Classique

Comment passer à côté ? Depuis plusieurs semaines, toute la planète football évoque la quadruple confrontation à venir entre Barcelone et Madrid (une en Liga, une en Coupe du Roi, deux en Ligue des Champions).  Le Clasico. Le vrai, pas la pâle copie PSG-OM que les médias ont voulu récupérer en France.

Comme je l’avais fait pour le derby Saint-Etienne Lyon, je vais remonter l’histoire pour trouver les raisons d’une telle rivalité.

Clasico, du Latin classicus, signifie classique, dans tous les sens du terme. Qu’est ce qui fait de ce match, LE Classique ? La première chose qui peut étonner, c’est que pour un derby (le Clasico est aussi appelé derbi espanol), les deux villes sont très éloignées…

L’opposition entre ces deux clubs est avant tout celui de deux capitales. Madrid, de l’Espagne, Barcelone, de la Catalogne. Car c’est de cela qu’il s’agit. De l’indépendance de la Catalogne. Ce derby puise donc ses sources dans une rivalité socio-culturelle, voire politique.

Le Barca, c’est donc la Catalogne, le principal opposant à l’oppression franquiste. La politique répressive du General Franco envers la Catalogne (bannissement de la langue catalane) est à l’origine de cette discorde, de ce sentiment de révolte. Pourtant, Franco était plutôt affilié aux « matelassiers » de l’Atlético Madrid. Même s’il était également un fervent supporter du Real. Mais comme son nom l’indique, le Real, c’est l’équipe du Roi, et tout ce que cela peut représenter, à l’image de l’Etat central. La situation politique est certes différente maintenant, mais ce match reste marqué par ces anciennes tensions. La situation sportive des deux clubs attise aussi les passions. Au cours des dernières décennies, le Real et le Barca ont collectionné les titres – en Espagne mais aussi au niveau européen -  et les grands joueurs ( Puskas, Maradona, Cruyff, Laudrup, Zidane…) . Certains, à l’image de Cruyff n’hésitant pas à annoncer en arrivant qu’il ne pourrait pas jouer pour le club de Franco, n’ont pas aidé à apaiser les tensions. Souvenons nous aussi du départ de Figo de Barcelone pour Madrid. Il fût reçu au Camp Nou avec une tête de porc lancée sur le terrain !

Les années passent, les joueurs changent, mais la rivalité historique reste. Rendez vous ce soir et dans les semaines à venir pour de nouveaux chapitresPour finir, un lien pour voir quelques chiffres au sujet du match de ce soir (surtout d’un point de vue historique) :

les chiffres

Bonus

Article sur un grand joueur ayant porté les deux maillots et marqué l'histoire des deux clubs

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16 octobre 2010

Les Reds dans le rouge...

Le jeu de mot est facile, j’ai honte. J’ai également pensé à mettre les fans des Reds rouge de colère… bref, j’arrête l’humour, car la situation ne s’y prête pas.

Pour ceux qui suivent l’actualité du ballon rond et ses infos « extra sportives », vous savez que le Liverpool FC va mal… revenons sur son histoire.

Liverpool est une ville du Nord Ouest de l’Angleterre. La troisième ville de la Perfide Albion en terme de démographie, de peu devant Manchester, sa voisine de 50km environ, est situé sur les rives de l’estuaire de la Mersey. Grâce à son bassin industriel, Liverpool est la deuxième métropole économique du pays, après Londres. Mais comme de nombreuses villes industrielles, elle a connu un déclin dans les années 70. Peut être dû à la séparation des Beatles, il faudrait que je me renseigne… La ville est également un pôle universitaire et est célèbre pour… non, pas les Scarabées, j’en ai déjà parlé… son club de foot. Bon, ok, il y en a deux. Mais Les Reds ont supplanté depuis longtemps les Toffees en terme de popularité et de palmarès. Je reprends pour ceux qui ne suivent pas. D’un côté, les rouges du Liverpool FC. De l’autre, les bleus d’Everton. Petite minute culture : Liverpool est la seule ville d’Angleterre à avoir toujours eu une équipe dans la plus haute division depuis la création de la Football League en 88. 1888. Pas très récent. A vrai dire, le club d’Everton est encore plus vieux puisqu’il a été créé en 1878. Le Liverpool FC vint après, en 1892…Au début, les deux clubs partageaient le stade d’Anfield. Enfin, pas vraiment. Everton évoluait à Anfield jusqu’à ce que John Houlding, propriétaire du terrain, augmente son loyer et forme le Liverpool FC. Des bases solides pour une future rivalité…Mais laissons les Toffees de côté, ce sont les Reds qui nous intéressent (enfin, perso c’est mon cas).

 

Le LFC remporte son premier titre en 1901. Il en compte aujourd’hui 18, comme son grand rival Manchester United. Ce son les deux clubs les plus titrés d’Angleterre. Rajoutons au palmarès des Reds 5 Ligue des Champions, 3 Coupes de l’UEFA, 7 Coupes d’Angleterre, 7 Coupes de la Ligue et 15 Community Shield. Ok, ces derniers comptent pour du beurre. Ca, c’est pour le meilleur. Mais Liverpool, c’est aussi le pire avec le drame du Heysel. Et dans un registre différents de victime cette fois, celui de Hillsborough. Si vous souhaitez en savoir plus à ce sujet, je vous recommande ce forum :

Article tragédie Hillsborough

et pour le Heysel :

Drame du Heysel

Article Wikipedia drame du Heysel

NOTE : attention, dans le dernier paragraphe, il faut lire « interdit pendant 3 ans tous les clubs anglais de participation en Coupes d'Europe (la durée sera finalement prolongée à 5 ans après de nouveaux incidents impliquant des supporters anglais lors de l'Euro 88 en Allemagne).

 

Liverpool est donc un club chargé d’histoire. Mais aussi comptant de nombreux fans. Et donc potentiellement une manne financière très intéressante pour son propriétaire… et par consequent, il attire les investisseurs. Et le 6 février 2007, George N. Gillet et Tom Hicks prennent le pouvoir du club. Il s’agit de deux homes d’affaire américains, qui voient surtout l’intérêt financier d’un tel rachat.

Ces milliardaires viennent pour profiter de la popularité des clubs de Premier League à l’étranger, en tyrant parti du laxime du système de regulation financière du pays.

Depuis, les matchs disputes à Anfield sont le theatre de manifestations hostiles envers les proprios américains du club.

Le principal reproche : les dettes. Liverpool a été racheté à l’aide d’emprunt. Les propriétaires ont en fait emprunté de l’argent pour financer l’achat du club, avant de metre cette dette sur le compte de leur club. Ce sont donc les supporters qui financent cet achat en continuant à aller au stade par exemple. Et le club perd de l’argent en intérêts, ce qui se traduit par une activité moindre sur le marché des transferts.

Au début 2010, la Royal Bank of Scotland (un des créanciers du club) a confié le dossier du LFC à son service des créances irrécouvables. Finalement, Hicks et Gillet ont decide de chercher un nouvel acheteur.

Qui a été trouvé dernièrement. Mais pas au prix que Hicks et Gillet souhaitaient, qui se sentient floués et essaient d’éviter cette vente par tous les moyens.

Les details ici :

Les magouilles de Hicks et Gillet pour garder LFC

Finalement, Liverpool appartient depuis vendredi au New England Sports Ventures, un consortium américain (encore!), qui détient déjà le club de baseball des Boston Red Sox. Liverpool va pouvoir éponger sa dette. Espèrons pour eux que le club retrouve aussi son niveau sportif.

 

 

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24 septembre 2010

De l'histoire du derby...

156Vous ne sentez rien ? Mais si, cette odeur de soufre qui annonce un derby… pas n’importe lequel, le vrai derby français. Pas le Clasico moisi que Canal essaie de nous vendre entre Marseille et Paris ou l’Olimpico comme ce guignol de Margoton appelle les OL-OM. Mais celui entre deux villes distantes de seulement 62 km mais si éloignées pourtant… Saint-Etienne et Lyon.

Car avant cette rivalité footballistique, il y a une véritable rivalité sociale entre Lyon « la bourgeoise » et Sainté « l‘ouvrière ». Revenons un peu sur l’historique entre les deux villes.

 

À la fin de la Révolution française est créé le département Rhône-et-Loire, dont Lyon est la préfecture. Il faut dire que le passé de la ville est déjà prestigieux  (ancienne capitale des Gaules pour info…). Quelques années plus tard (1792), Lyon s’oppose à la Convention et prend le parti des Girondins. Résultat : ville dévastée, citoyens tués (cf plaque commémorative à la Chapelle Sainte-Croix). En 1793, le département est scindé en deux. Lyon reste la préfecture du Rhône, plus petit territoire (et aussi moins peuplé) que la Loire dont Saint-Étienne prend la tête. À partir de là (comme dirait le Desch’), la rivalité va se structurer au gré des succès et déclins industriels et économiques des deux villes. L’industrie de la soie puis celle de la chimie font briller Lyon, pendant que Sainté axe son économie sur le coton et surtout la mine et l’armement.

 

Aujourd’hui, les élus semblent vouloir rapprocher les deux villes afin de former une mégalopole. Mais est-ce possible tant l’antagonisme entre les deux populations est important ? Même si nombre de Stéphanois travaillent à Lyon ou même s’y « exilent », ils sentent la différence. À l’image d’un provincial vivant à Paris. C’est la même relation. Et je sais de quoi je parle pour avoir vécu et vivre encore ces situations !

 

Pour revenir au sportif, la rivalité est toujours présente. En dehors de la proximité géographique et de l’antagonisme social et historique entre les deux villes, les clubs ont aussi des valeurs très différentes. L’ASSE est un club populaire, avec toute la passion que cela engendre. Alors que l’OL s’est construit dans une ville bourgeoise et le public, avant que les résultats ne soient présents, ne suivait pas le club. Les Lyonnais vont au stade comme ils vont au théâtre, disent les Stéphanois au sujet de leurs voisins.

 

C’est donc le seul derby en France, car si certains matchs présentent soit le facteur proximité (Lens, Lille, Valenciennes lorsqu’ils jouent entre eux par exemple), soit le facteur social (PSG-OM), aucun ne possède les deux.

 

Cependant, l’évolution du football fait que ce derby est surtout un match entre les supporters et les habitants des deux villes. En effet, les joueurs changeant souvent de club, cette rivalité se perd un peu. Seuls les rappels de la part du public et des médias donnent encore cette dimension supplémentaire à ce match. En regardant les effectifs, seuls Gonalons (né et formé à Lyon) côté OL, Janot, Rivière, Guilavogui (formés à Sainté) et Perrin (né et formé dans le Forez) pour les Stéphanois peuvent fondamentalement  prétendre être imprégnés de cette rivalité. Même si tous les joueurs ont conscience de l’importance de ce match pour les supporters. Mais quand on voit que Gomis va sûrement jouer côté lyonnais et que cela ne choque pas grand monde, on peut s’étonner. Attention, je ne demande pas à ce qu’il soit brûlé vif pour trahison, mais on constate que finalement, c’est le business qui l’emporte. Sainté a fait de l’argent en le vendant, Lyon a acheté un bon joueur, tout le monde est content. On peut faire des affaires entre rivaux.

 

Maintenant, le derby c’est surtout pour nous, les supporters. Et ca restera toujours aussi important à nos yeux. Ce weekend, aux Verts de rappeler aux Gones qu’ « en football, Lyon sera toujours la banlieue de Saint-Etienne », n’en déplaise à certains.

 

PS : petite phrase de Fred Antonetti au sujet de l'ASSE cette semaine :

"Vous n'imaginez pas l'aura que ce club peut avoir!! l'ASSE devrait être le Manchester United français, et c'est pas un stade de 40.000 places qu'il faudrait mais un de 80.000...." 

juste pour le plaisir...

 

 

 

 

 

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31 août 2010

Génération 87 : une génération dorée ou surcotée ? La fin

Revenons sur la série d’articles consacrés à la Génération 87. Nous avons pu voir dans les deux précédents posts qui étaient les joueurs qui ont fait que cette génération soit considérée comme dorée en remportant l’Euro des -17 ans en 2004), ainsi que ceux qui ont explosé plus tardivement.

Mais comment considère-t-on qu’une génération est plus douée qu’une autre ? A ses victoires en équipe de jeunes ou à sa réussite en professionnelle ? Est ce qu’il faut prendre en compte seulement les meilleurs éléments ou l’ensemble des joueurs nés une même année ?

Commençons par voir si d’autres sélections françaises ont réussi de bons parcours dans les compétitions internationales. Je ne m’attarderai que sur celles ayant remporté un trophée mondial ou continental.

Le bilan des équipes -17, -18 et -19 est le suivant :

-17 ans : 1 fois champion d’Europe (la génération 87 en 2004)

-18 ans : 1 fois champion du Monde en 2001

-19 ans : 6 fois champion d’Europe en 1983, 1996, 1997, 2000, 2005 et 2010.

Potentiellement, ca en fait des générations dorées ! Sans compter le titre de champion d’Europe des espoirs en 88…

 

Je vais donc rappeler rapidement les principaux joueurs de chaque génération (en prenant en compte uniquement ceux présents dans les effectifs titrés) pour ensuite pouvoir les « comparer » entre elles et voir si celle de 87 est vraiment si phénoménale.

Je zappe volontairement celle championne d’Europe en 1983 pour me concentrer sur les plus récentes dont les joueurs nous sont plus familiers.

 

Champions d’Europe Espoirs 1988 : 

Les principaux joueurs : 

Bruno Martini

Laurent Blanc

Alain Roche

Franck Sylvestre

Franck Sauzée

Vincent Guérin

Stéphane Paille

Eric Cantona

 Pour les plus jeunes, seuls Cantona et Blanc sont vraiment connus. Mais nombre d’entre eux ont joué régulièrement en équipe de France avant la prise de pouvoir d’Aimé Jacquet en 1994. Une génération qui a eu la lourde tâche de succéder à celle de Platini qui avait réussi 2 belles coupes du Monde en 1982 et 1986.

VIDEO DE LA FINALE 

Champions d’Europe -19 ans 1996 :

Les principaux joueurs :

David Trezeguet

Thierry Henry

Nicolas Anelka

William Gallas

Mickael Silvestre

Didier Domi

Sans oublier ceux qui n’étaient pas dans ce groupe mais qui méritent d’être cités pour leur carrière :

Ousmane Dabo

Kodjo Afanou

Christophe Landrin

Sylvain Distin

Daniel Moreira

On a dans cette génération beaucoup de très bons joueurs de Ligue 1 ou autre première division européenne (Landrin, Afanou, Moreira, Dabo, Distin, Domi) qui n’ont pas été sélectionnés, mais aussi des anciens cadres de l’équipe de France qui comptent de nombreuses sélections. Pas besoin d’insister sur les carrières de Gallas, Anelka, Henry et Trezeguet. Deux d’entre eux sont champions du Monde, trois champions d’Europe… sans oublier leurs palmarès en club.

VIDEO BUT DE TREZEGUET EN FINALE EURO 2000

Champions d’Europe –19 ans 1997 :

Principaux joueurs :

Zoumana Camara

Yves Deroff

Sébastien Piocelle

Grégory Proment

David Hellebuyck

Louis Saha

Alioune Touré

Bon d’accord, c’est loin d’être la plus brillante. Aucun international indiscutable, même si Saha (ré)apparaît de temps en temps dans le groupe France.

 

Champions d’Europe -19 ans 2000 :

Principaux joueurs :

Nicolas Penneteau

Gael Givet

Bernard Mendy

Philippe Mexes

Benoit Cheyrou

Gael Danic

Sébastien Roudet

Djibril Cissé

4 internationaux pour cette promotion (Givet,  Mendy, Mexes et Cissé), plus Cheyrou qui n’en était pas loin il y a quelques mois. Roudet, Danic et Penneteau sont des valeurs sûres de L1. Pas la génération la plus brillante, mais tout de même plus que la précédente. Le plus grand fait d’arme : le grand pont de Benard Mendy sur Roberto Carlos^^ 

 

Champions du Monde -18 ans 2001 :

Principaux joueurs :

Jérémy Berthod

Jacques Faty

Hassan Yebda

Mourad Meghni

Emerse Faé

Anthony Le Tallec

Florent Sinama-Pongolle

Chaouki Ben Saada

La fameuse génération 84. Elle aussi devait porter le football français au sommet après leur titre mondial. Force est de constater qu’il n’en est rien pour l’instant, et j’ose dire que ça ne risque pas de changer… Les seuls internationaux le sont avec la Tunisie, l’Algérie et la Côte d’Ivoire. Pour les autres, seul Sinama-Pongolle a paru en mesure un jour de porter le maillot frappé du coq, mais ce n’est plus le cas actuellement.

 

Champions d’Europe -19 ans 2006 : 

Principaux joueurs :

Hugo Lloris

Geoffrey Jourdren

Younes Kaboul

Yohan Cabaye

Abou Diaby

Didier Digard

Yoan Gourcuff

Yohan Gouffran

Moussa Sow

Actuellement, 4 joueurs sont sélectionnés en EDF (si on prend en compte Gourcuff qui est suspendu) dont certains sont appelés à devenir des cadres (Lloris, Diaby et Gourcuff). Probablement la meilleure pour le présent et l’avenir de la France. Alors que finalement, ce n’est pas la plus connue…

 

Au final, la génération 87 a été propulsée plus jeune que les autres au sommet. La surmédiatisation de certains de ses joueurs a probablement nuit à leur développement. Il ne faut pas perdre de vue non plus qu’à 17 ans, les joueurs n’ont pas fini leur développement physique et que personne ne peut savoir s’ils vont pouvoir s’adapter aux exigences du haut niveau. Cette génération n’est donc pour moi pas plus dorée que les autres, mais elle était juste à l’époque de son titre plus prometteuse. Mais une carrière se construit sur la durée. Alors peut être me donneront-ils tort dans l’avenir, mais à mon avis, cette génération a été surcotée et a été victime de son exposition médiatique qu’elle a connue trop tôt. Beaucoup n’étaient pas prêts à cela.

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21 août 2010

GÉNÉRATION 87 : UNE GÉNÉRATION DORÉE OU SURCOTÉE ?

Suite de l’article sur la fameuse génération 87 du football français, considérée si talentueuse et dont, nous l’avons vu précédemment, seuls peu de joueurs ont vraiment prouvé mériter l’attention des sélectionneurs de l’EDF.

Je vous ai donc détaillé les parcours des 18 joueurs champions d’Europe des -17 ans en 2004 et donné mon avis sur leur potentiel actuel. Voyons maintenant s’ils sont les seuls représentants de cette génération dignes d’intérêts

Deuxième partie : les non présents au Championnat d’Europe

Cette saison, une trentaine de joueurs de Ligue 1 ont la nationalité française et sont nés en 1987. Bien sûr, tous n’ont pas le niveau ou le potentiel pour devenir des internationaux, mais certains méritent qu’on s’attarde sur eux.

J’en ai sélectionné 11, pour former une équipe compétitive de Ligue 1.

Voici  cette équipe :

                                            Joan Hartock

Fabien Lemoine ; Yohann Benalouane ; Lamine Sané ; Ali Cissoko

                          Clément Chantôme ; Blaise Matuidi

Dimitri Payet                                                         Anthony Mounier

                            Kevin Gameiro    Loic Rémy

 

Tous ne joueront pas en équipe de France, mais trois ont déjà été appelés par Laurent Blanc contre la Norvège, dont deux titulaires (Rémy et Cissoko, Matuidi sur la touche). On peut même penser que le néo Marseillais et le Lyonnais peuvent faire régulièrement partie de l’effectif des Bleus. 

remyEn effet, l’attaque française est en reconstruction. Rémy, par sa polyvalence (il peut jouer sur l’aile ou en pointe) a sa carte à jouer. Cependant, sa carrière reste conditionnée par son problème cardiaque décelé par l’OM lors de sa visite médicale. Il a en tout cas fait une bonne première mi temps contre la Norvège, montrant beaucoup d’envie et de disponibilité sur le front de l’attaque.

 

 

 

Pour Cissoko, il a le niveau pour porter le maillot frappé du coq. Mais le poste d’arrière gauche est soumis à une grosse concurrence. Il  peut profiter de la suspension de 5 matchs d’Evra pour s’imposer dans l’équipe de Laurent Blanc, mais Clichy, Trémoulinas voir Abidal (même si c’est un joueur que j’apprécie peu…) espèrent à juste titre être appelés par Blanc. Contrairement à Rémy, j’ai trouvé Ali Cissoko plus en retrait dans sa prestation contre la Norvège, ne participant pas assez au jeu offensif de l’équipe. Peut être les consignes de Blanc… 

Blaise Matuidi est un joueur que j’adore. Je suis sûrement un peu partial car il joue à Sainté, mais cela mis à part, il a un potentiel énorme. Malheureusement pour le supporter que je suis, s’il veut être régulièrement sélectionné, il faut qu’il quitte l’ASSE pour jouer en coupe d’Europe régulièrement. Lui aussi polyvalent - il a évolué défenseur gauche, défenseur central pour dépanner à Saint-Etienne ; toujours avec brio – il fait partie de ses nombreux milieux défensifs de talent que la France possède. Mais il est le seul, si mes souvenirs sont bons, à être gaucher, ce qui peut être un avantage pour lui. 

Kevin Gameiro a lui probablement raté sa première sélection à cause de sa blessure pendant la préparation. Après une excellente saison avec les Merlus, il doit confirmer. Comme pour Matuidi, un départ pour un club évoluant régulièrement en coupe d’Europe lui serait bénéfique pour son exposition. 

Passés ces quatre joueurs, les autres n’ont – pour l’instant au moins – pas encore le niveau pour être ou devenir à court terme des internationaux français. Mais restent des valeurs sûres de Ligue 1 ou ont le potentiel pour le devenir. 

L’un d’entre eux ne portera d’ailleurs jamais le maillot de l’équipe de France. Il s’agit du Stéphanois Benalouane qui a opté dernièrement pour la nationalité tunisienne et a été appelé, même s’il n’a pas pu jouer pour un problème administratif (qualifié tardivement). Défenseur costaud, voire viril et pas toujours correct, il devrait quitter l’ASSE pour l’Angleterre ou l’Ecosse avant la fin du mercato. 

Dimitri Payet (Saint-Etienne) et Anthony Mounier (Nice) ont un profil similaire. Ce sont deux milieux offensifs qui dribblent et percutent, mais surtout qui manquent de régularité. S’ils progressent à ce niveau là, ils peuvent espérer mieux que le bas de tableau du championnat de France.

Clément Chantôme et Lamine Sané ne jouent pas forcément beaucoup dans leurs clubs ( respectivement Paris et Bordeaux). Ils  remplacent les titulaires en fonction des blessures et suspensions, et déçoivent rarement. Concernant le Parisien, je ne comprends d’ailleurs toujours pas pourquoi il ne joue pas plus. Surtout si c’est pour laisser le vieux Makélélé… Il évolue indifféremment à tous les postes du milieu de terrain avec la même régularité. Il y a quelques mois, Arsenal s’était pencher sur son cas, sans jamais faire d’offre. Quant à Sané, il remplace successivement Diarra en sentinelle devant la défense,  Chalmé en latéral droit ou Planus (ou Ciani) en défense centrale. Ces derniers mois, à l’image de son club, il est moins performant. En outre, il aurait une préférence pour la sélection sénégalaise, pays d'origine de ses parents

Le dernier joueur de champs de mon équipe est le Rennais Fabien Lemoine, actuellement à l’hôpital pour subir une ablation du rein suite à un contact avec le Nancéien Lemaître. Très polyvalent, il peut évoluer latéral ou au milieu de terrain. En cas de départ de Fanni, il devait prendre sa place de défenseur droit. Sa va être un peu compliqué maintenant. Espérons qu’il retrouve les terrains et son niveau.

Pour finir, il me fallait un gardien de but. Là, c’était un peu le désert. Même Riou qui est champion d’Europe des -17 ans ne joue pas. Alors j’ai opté pour Joan Hartock car il est entrainé par Joël Bats. Plus un pari qu’autre chose…

Je ne peux finir ce post sans également citer Mevlut Erding, l’attaquant du PSG, qui jouait avec les -17 ans français qui depuis évolue avec l’équipe nationale turque, ainsi que Youssef El Arabi, le feu follet caennais qui réussit un excellent début de saison et qui a quant à lui opté pour la sélection marocaine.

Finalement, si on ajoute ces joueurs à ceux qui champions d’Europe il y a 6 ans, on se retrouve avec une équipe à fort potentiel offensif, mais défensivement, c’est plus faible. Peut être parce que les défenseurs ont tendance à exploser plus tard, après 25 ans. On verra d’ici 2 ou 3 ans.

Nous avons donc une bonne génération, mais pour pouvoir la qualifiée de dorée, je vais la comparer dans mon prochain post à d’autres générations qui ont brillé chez les jeunes ou au  plus haut niveau. Le premier constat, c’est que ces joueurs ont été mis sur un piédestal après leur titre des -17 ans, ce qui est très tôt, et que seul le long terme peut justifier cette appellation de génération dorée. C’est - voire c’était - uniquement une génération à fort potentiel. C’est sur la durée que l’on devient un grand joueur, pas sur un coup d’éclat à 17 ans…

 

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15 août 2010

Génération 87 : une génération dorée ou surcotée ?

 

 

Depuis leur titre de Champion d'Europe des -17 ans en 2004, ils sont considérés comme la génération dorée du football français. La dernière Èquipe de France de Laurent Blanc a réveillé cette légende.

Mais qui sont vraiment ces joueurs?

Tout le monde ou presque connait les 4 offensifs Ben Arfa, Benzema, Menez et Nasri qui ont joué contre la Norvège. Mais qui sont les autres et que sont ils devenus?

Voici la liste des 18 entrainés par Philippe Bergeroo lors du Championnat d'Europe 2004:

Costil (Gardien), Josse (Défenseur), Mangani (Latéral, Milieu), El Mourabet (Défenseur), Thicot (Défenseur), Ducasse (Milieu), Songo'o (Milieu), Yahiaoui (Milieu) , Menez (Milieu offensif, Attaquant), Nasri (Milieu), Ben Arfa (Milieu offensif, Attaquant), Akakpo (Milieu), Apo (Latéral, Milieu), Constant (Milieu offensif), Marseille (Milieu), Riou (gardien), Cesto (Défenseur), Benzema (Attaquant)

 

Des noms vous sont familiers? Pas tellement, finalement…

Je vais donc consacrer une série de post sur cette génération, les joueurs qui la composent, pour essayer de voir ce que l’EDF peut vraiment attendre d’eux, en comprenant leur parcours et en la comparant à d’autres grandes générations du football français.

Première partie : qui sont-ils et que sont-ils devenus ?

Je vais en parler par ordre des numéros, pour ceux qui ne sont pas complètement portés disparus ou morts d’un point de vue footballistique.

Benoit_costilBenoît Costil fait un début de carrière correct. Il est actuellement titulaire dans les cages de Sedan, en Ligue 2. L’année dernière, il était même nominé pour le titre de meilleur gardien de but de L2. Formé à Caen,  il a été prêté à Vannes. A son retour, le Stade Malherbe lui préfère Alexis Thébaux, d’un an son aîné, et il s’engage donc au CS Sedan.

 

 

1983654355_1Maxime Josse a déjà joué plus de 30 matchs de L1 avec Sochaux, et le même nombre environ en L2 avec Brest etAngers. Il peine à confirmer au sein d’une défense sochalienne pourtant loin d’être la meilleure de France, concurrencé par Bréchet et Faty.

 

 

 

 

MONACO_MANGANI_110610Thomas Mangani, formé au poste d’arrière gauche, est reconverti depuis au poste de milieu défensif relayeur. Il a joué une vingtaine de match de L1 avec Monaco, son club formateur, ainsi  que 47 matchs de L2 avec Brest et Ajaccio où il fut prêté. Il fait toujours partie de l’effectif monégasque et devrait être régulièrement dans le groupe cette saison.

 

mourabet_gKarim El-Mourabet est formé à Nantes où il ’’joue’’ toujours. Il n’a participé qu’à très peu de matchs depuis 4 ans. Possédant la double nationalité franco-marocaine, il a été sélectionné 1 fois avec l’équipe du Maroc.

 

 

 

 

Son compère de la défense centrale chez les moins de 17 ans et au FC Nantes était Steven Thicot. Ce dernier était le capitaine de la sélection championne d’Europe. Il a été formé à l’INF Clairefontaine Il a très peu joué avec Nantes et évolue dorénavant en Ecosse aux Hibernians.

 

Pierre Ducasse est pour moi, l’un des joueurs de cette génération pouvant encore explosé.Formé à Bordeaux, il est

1201278867Lorient_Bordeaux_Ducasse cette année encore dans l’effectif girondin, après avoir joué toute la saison dernière à Lorient (prêt).

 

 

 

Franck Songo’o est le fils de l’ancien gardien de but de Metz, du Deport et des Lions Indomptables du Cameroun Jacques Songo’o. Il a été formé à Barcelona où il a côtoyé entre autres Messi et Piqué, qui sont de la même génération. Ne parvenant pas à s’imposer, il est parti à Portsmouth où son temps de jeu n’a pas progressé et est depuis retourné en Espagne, à la Sociedad. Etant franco-camerounais, il a été sélectionné une fois avec le Cameroun.

 

Ahmed Yahiaoui est un nom connu pour ceux qui s’intéressent aux transferts. En effet, son nom a souvent été évoqué dans différens clubs français ou étrangers (Chelsea, Saint-Etienne, Everton…). Je n’ai pas trouvé où il jouait depuis 2008, et ses passages à Cannes, Sion et Istres. Formé à Marseille, il a été libéré de son contrat à cause de son comportement. Comme quoi, le talent ne suffit pas quand on n’a rien dans la tête. Des mots durs.

 

On arrive aux joueurs plus connus sur lesquels je ne vais pas m’attarder : Jérémy Menez, Samir Nasri et Hatem Ben Arfa. Ces trois joueurs faisaient ont joué avec l’équipe de France contre la Norvège. Trois talents qui jouent dans trois clubs qualifiés régulièrement en Ligue des Champions. Je rajouterai dans cette liste Karim Benzema, qui devrait, avec eux, faire partie de l’équipe de France pour les prochaines années.

 

Serge Akakpo, formé à Auxerre, joue désormais en Roumanie et international togolais. Donc lui aussi disparu pour le foot français.

 

Irélé Apo, coéquipier d’Akakpo dans les équipes de jeunes de l’AJA, joue maintenant en Espagne à Terrassa, après être passé par des clubs plus ou moins obscurs. En -21 ans, il a joué pour l’équipe du Bénin.

 

Kevin Constant, formé à Toulouse, joue en Ligue 2 à La Berrichone de Chateauroux. Il a marqué 10 buts l’année dernière et est dorénavant international guinéen depuis 2007.

 

Stéphane Marseille n’est plus professionnel. Il joue en DH ligue Picardie.

 

Rémy Riou est le 2ème gardien de cette équipe.  Formé à Lyon, il est prêté en 2005 à Lorient où il se retrouve propulsé titulaire et plus jeune gardien de L1 cette année là.

En 2007 il signe à Auxerre où il jouera 40 matchs en 2 ans, avant de se retrouver doublure de Sorlin depuis, malgré son titre de meilleur joueur de l’équipe en 2008.

 

Jean-Christophe Cesto joue en CFA au club de l’US Le Pontet. En 2005, il met un terme à sa carrière suite à une erreur de diagnostic médical. Il est formé à Nantes.

 

Voilà donc l’effectif champion d’Europe. Finalement, très peu de joueurs ont explosé, une bonne partie possédait une double nationalité et ne sont plus sélectionnables en équipe de France. Seuls 4 d’entre eux jouent plus ou moins régulièrement dans des grands clubs (Nasri, Ben Arfa, Benzema, Menez), d’autres peuvent encore espérer devenir de bons joueurs de Ligue 1, mais peut être pas des internationaux (Ducasse, Costil, Riou, voire Mangani et Constant).

Le premier constat sur cette génération n’est pas brillant. Cependant,  d’autres joueurs de 87 n’ont pas participé au Championnat d’Europe mais jouent actuellement en professionnel. Cette saison, j’en ai compté 34 dans les clubs de L1. J’en parlerai dans mon prochain post. 

 

 

Posté par Daz Corrida à 16:43 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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